15 OCT. 2026
4 trucs simples pour réduire ton empreinte écologique au quotidien
Entre les cours, les travaux et les soupers sur le pouce, ce n’est pas toujours facile de penser à son empreinte écologique. Pourtant quelques ajustements dans ton quotidien pourraient déjà faire la différence.

On va se le dire, quand on pense à réduire son empreinte écologique, on peut rapidement avoir l’impression qu’il faut complètement changer son mode de vie. Mais la réalité, c’est que plusieurs petits gestes du quotidien peuvent déjà faire une différence. (oui, oui!)
En collaboration avec L’alternateur, on te présente donc 4 trucs concrets pour réduire ton empreinte écologique au quotidien.
Réduire ta consommation d’énergie 💡
Commençons par quelque chose que tu fais littéralement tous les jours: consommer de l’énergie. La bonne nouvelle, c’est que ces gestes qui te permettent de réduire ta consommation peuvent aussi t’aider à économiser sur ta facture d’électricité (yeahhh) !
Tout d’abord, le chauffage est particulièrement important à surveiller. Au Québec, il représente plus de 50% de la facture d’électricité annuelle. Pendant l’hiver, diminuer la température de seulement 1°C peut permettre d’économiser de 5% à 7% sur tes frais d’électricité sans que tu remarques une grande différence au niveau du confort.
Ensuite, l’eau chaude est aussi à garder à l'œil. Elle représente jusqu’à 20% de ta facture d’électricité annuelle, ce qui en fait le deuxième usage le plus énergivore. Tu peux donc opter pour des douches plus courtes plutôt que de prendre des bains. Sache qu’une baignoire de 200 litres remplie à moitié demande 33% plus d’eau chaude qu’une douche de 7 minutes.
Puis, pour ta prochaine brassée de linge, pense à utiliser de l’eau froide et lorsque la température le permet, fais sécher tes vêtements à l’air plutôt qu’à la sécheuse. Étendre tes vêtements sur une corde à linge pendant l’été pourrait te faire économiser plus de 150 kWh, soit environ 12$.
Pense seconde main avant d’acheter neuf ♻️
Commencer une nouvelle session avec du nouveau linge, un nouvel ordinateur ou des livres flambant neufs, c’est le fun. Mais avant de sortir ta carte de crédit, ça peut valoir la peine de regarder ce qui existe déjà.
La seconde main permet de donner une deuxième vie à des objets qui sont déjà produits, tout en évitant de contribuer à la demande pour de nouveaux biens.
C’est d’ailleurs particulièrement pertinent pour les vêtements, car chaque année, plus de 100 milliards de pièces de vêtements sont produites dans le monde, principalement par des entreprises de fast fashion. Savais-tu que la production d’un seul jeans nécessite environ 1 000 litres d’eau (WHAT!!!!)
Selon ThredUP, acheter et porter des vêtements d’occasion permettrait en moyenne de réduire de 25% les émissions de carbone associées aux vêtements.
Mais acheter seconde main ne veut pas dire mettre ton style de côté. Selon une étude citée par Québec Science, 56% des personnes des générations Y et Z préfèrent avoir un look qui se démarque plutôt que simplement suivre les dernières tendances. La seconde main peut donc aussi être une façon de trouver des morceaux uniques et de créer ton propre style (!!!)
Source: Québec Science - La consommation de vêtement de seconde main
Fais attention à ton empreinte numérique 📱
Ton empreinte écologique ne se limite pas à ce que tu peux voir. Même si ton téléphone, ton ordinateur et tes plateformes de streaming ne produisent pas directement de la pollution, leur utilisation nécessite de l’énergie.
Derrière tout ce qu’on fait en ligne se trouvent notamment des centres de données qui utilisent de l’énergie et de l’eau pour fonctionner. Et avec toutes les vidéos qu’on regarde, les photos qu’on stocke et les fichiers qu’on accumule dans le cloud, ça peut rapidement s’additionner.
La lecture en continu des vidéos représente à elle seule 60% du trafic web et génère près de 1% des émissions mondiales de CO₂. Alors oui, regarder quelques heures de moins de Netflix, Twitch ou d’autres plateformes chaque semaine peut être un geste intéressant à intégrer à ton quotidien.
Tu peux aussi faire le ménage dans ton univers numérique. Supprime tes courriels, tes photos et tes vidéos dont tu n’as plus besoin. Lorsque c’est important, conserve plutôt certains fichiers directement sur ton ordinateur ou sur un disque externe.
Et c’est la même chose pour ta façon de naviguer sur le web. Si tu connais déjà l’adresse d’un site, tape-la directement dans la barre d’adresse ou utilise tes favoris plutôt que de faire une recherche. Selon Hydro-Québec, une recherche sur le web émet quatre fois plus de GES qu’un accès direct à un site.
Réduis ta consommation de viande et mange plus local 🥩
L’alimentation représente une part importante des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’échelle mondiale. Les aliments contenant des protéines animales ont généralement un impact environnemental plus élevé que plusieurs options végétales.
Selon les données citées par Science Presse, l’ensemble de la production alimentaire représente entre 15% et 25% des émissions de GES de l’humanité. Les produits d’origine animale représentent une part particulièrement importante de cette empreinte. La production de viandes, poissons, produits laitiers, œufs et autres dérivés représente notamment 14,5% des émissions de GES du secteur agricole mondial, soit environ 8 milliards de tonnes de CO₂ par année.
Réduire ton empreinte alimentaire ne veut pas dire que tu dois devenir végane du jour au lendemain. Tu peux simplement commencer par réduire ta consommation de viande d’un ou deux repas de moins par semaine et ce sera déjà un pas dans la bonne direction.
Tu peux aussi manger plus local lorsque c’est possible. Choisir des aliments produits au Québec permet notamment de mettre de l’avant les produits d’ici et de varier ton alimentation au fil des saisons.
L’objectif n’est pas d’être parfait. C’est simplement de réfléchir un peu plus souvent à ce qui se retrouve dans ton assiette et de voir où tu peux faire des petits changements qui correspondent à ta réalité.
Source: Science Presse - Manger moins de viande pour sauver le climat: priorité à quelques aliments?
En bref,
Réduire son empreinte écologique, ce n’est pas nécessairement changer complètement sa façon de vivre. C’est surtout prendre conscience de certaines habitudes et voir où on peut faire mieux.
Baisser le chauffage d’un degré, acheter un vêtement de seconde main, faire le ménage dans son cloud ou remplacer un repas de viande par une option végétale: ça peut sembler minime à l’échelle d’une personne, mais imagine maintenant ces petits gestes multipliés par des milliers d’étudiants.
Un petit geste à la fois peut faire une réelle différence.
